Les Nœuds spirituels
Nous avons tous des nœuds dans nos vies
Étant Breton, je vais vous parler de nœuds. Les nœuds ont une place importante dans la culture bretonne, terre de marins. Mais ce n’est pas de ce genre de nœuds dont je vais vous parler.
Dans un discours donné en octobre 2018, Président Eyring parlant de son père raconte:« Plus d’une fois, alors que nous nous rendions dans nos petites branches, il m’a dit : "Hal, quand tu rencontres quelqu’un, considère-le comme s’il avait de graves problèmes, et tu auras raison dans plus de la moitié des cas."... Non seulement il avait raison, mais j’ai appris au fil des ans qu’il était même en dessous de la vérité. »
Ce constat je l'ai fait en mission. A chaque fois que j'ai pu parler de manière un peu plus profonde avec une personne, j'ai découvert la même chose. Les gens qui ne connaissent pas le Christ sont tous affligés de regrets qui pèsent sur leur cœur.
Nos vies sont remplies de nœuds, comme une bobine de ficelle qui se déroule, de notre naissance au moment où nous quitteront cette vie. Des nœuds se forment sur la ficelle de notre vie, de nœuds d’injustice, des nœuds de regret, des nœuds de déception, des nœuds d’incompréhension, des nœuds de discorde, des nœuds de souffrance… toute sorte de nœuds. Par-dessus tout, les nœuds de nos péchés. Au fur et à mesure de notre vie, ces nœuds peuvent s’accumuler au point que nos vies ressemblent plus à un gros sac de nœud qu’a une belle ficelle en ligne droite. Nous sommes empêtrés, perdons le « fil de notre vie » et n’arrivons plus à avancer.

Certains nœuds ne nous rendent pas impurs, nous ne sommes pas responsables des injustices que nous subissons, ni de certaines afflictions, néanmoins ils peuvent peser sur nos vies et être des pierres d’achoppement.
Les nœuds issus de nos péchés en revanche sont des entraves indéniables à notre retour auprès de notre Père Céleste.
"Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu." Romains 3 :23
Face à tout ces nœuds, nous avons besoin d’aide !
Le Sauveur est le maître démêleur dont nous avons besoin.
Jésus-Christ peut guérir tous nos maux, défaire tous les nœuds de notre vie, aussi gros ou aussi vieux soient-ils. Comment cela se fait-il ? Nous trouvons des réponses dans les écritures suivantes:
« Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; [...] Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Esaïe 53 :4-5
«Et ainsi, Dieu lui-même expie les péchés du monde, pour réaliser l’œuvre de la miséricorde, pour apaiser les exigences de la justice, afin que Dieu soit un Dieu parfait, juste, et aussi un Dieu miséricordieux.» Alma 42:22-25
«Et il ira, subissant des souffrances, et des afflictions, et des tentations de toute espèce ; et cela, afin que s’accomplisse la parole qui dit qu’il prendra sur lui les souffrances et les maladies de son peuple. Et il prendra sur lui la mort, afin de détacher les liens de la mort qui lient son peuple ; et il prendra sur lui ses infirmités, afin que ses entrailles soient remplies de miséricorde, selon la chair, afin qu’il sache, selon la chair, comment secourir son peuple selon ses infirmités. Or, l’Esprit sait tout ; néanmoins, le Fils de Dieu souffre selon la chair, afin de prendre sur lui les péchés de son peuple, afin d’effacer ses transgressions, selon le pouvoir de sa délivrance » Alma 7:11-13
Ce n’est pas un Dieu distant que nous avons, c’est un Dieu qui est descendu parmi nous vivre les pires choses que nous pourrions vivre et même bien au-delà pour nous montrer la voie, nous montrer son amour et nous sauver.

A la rencontre du Sauveur.
Je vous propose de nous pencher brièvement sur trois personnages concitoyens du Christ, qui ont choisi de se tourner vers lui pour se défaire des nœuds implacables qui les accablaient.
La femme souffrant d’une perte de sang :
"Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans. Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait et elle n’avait ressenti aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant. Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière et toucha son vêtement. Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. Aussitôt la perte de sang s’arrêta et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Jésus se rendit compte immédiatement qu’une force était sortie de lui ; et, se retournant au milieu de la foule, il dit : Qui a touché mes vêtements ? Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse et tu dis : Qui m’a touché ? Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela. La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui s’était passé en elle, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal." Marc 5 :25-34

Le paralytique :
"Un jour Jésus enseignait. Des pharisiens et des docteurs de la loi étaient là assis, venus de tous les villages de la Galilée, de la Judée et de Jérusalem. La puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons. Et voici, des gens, portant sur un lit un homme qui était paralytique, cherchaient à le faire entrer et à le placer sous ses regards. Comme ils ne savaient par où l’introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, y firent une ouverture et le descendirent, avec son lit, au milieu de l’assemblée, devant Jésus. Voyant leur foi, Jésus dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés. Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire : Qui est cet homme qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ? Jésus, connaissant leurs pensées, prit la parole et leur dit : Quelles pensées avez-vous dans votre cœur ? Qu’est-ce qui est le plus facile, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? Donc, pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison. Et aussitôt, il se leva en leur présence, prit le lit sur lequel il était couché et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu. Tous étaient dans l’étonnement et rendaient gloire à Dieu ; remplis de crainte, ils disaient : Nous avons vu aujourd’hui des choses extraordinaires." Luc 5:17-26

Que pouvons-nous retirer de ces deux premiers récits ?
L’un comme l’autre était dans une situation inextricable. Rien d’humain ne pouvaient les libérer de leurs maux et ils avaient tout essayé.
Ayant entendu parler de Jésus et de son pouvoir de guérison, ils ont eu foi en lui.
Ils ont manifesté leur foi en surmontant la peur des hommes pour s’approcher de Jésus.
Le pouvoir du Sauveur s’est opéré en eux d’une manière qui défie la logique des hommes.
5. Le Seigneur peut guérir le corps, mais aussi et surtout l’esprit!
Venons-en maintenant au troisième récit, que j'affectionne particulièrement.
Zachée :
"Luc 19:1-10 «Jésus, étant entré dans Jéricho, traversait la ville. Et voici, un homme riche, appelé Zachée, chef des collecteurs d’impôts, cherchait à voir qui était Jésus ; mais il ne pouvait y parvenir, à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut en avant et monta sur un sycomore pour le voir, parce qu’il devait passer par là. Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, il leva les yeux et lui dit : Zachée, hâte-toi de descendre car je dois demeurer aujourd’hui dans ta maison. Zachée se hâta de descendre et le reçut avec joie. Voyant cela, tous murmuraient et disaient : Il est allé loger chez un homme pécheur. Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit : Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens et, si j’ai causé du tort à quelqu’un, je lui rends le quadruple. Jésus lui dit : Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham. Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu." Luc 5:17-26

Zachée ne souffrait d’aucun mal physique, il était tourmenté par ses péchés. Il avait déjà changé son cœur et s’efforçait de bien faire, mais il avait besoin que les nœuds du passé soient défaits. Il avait compris que bien que le changement soit nécessaire, cela ne suffisait pas, la justice devait être accomplie via l’expiation du Christ. Ayant compris le vrai rôle du Sauveur, il était avide de rencontrer le Christ, le grand démêleur de nœuds.
L'adversité est nécessaire
Parce que notre Père Céleste sait que certains fardeaux nous permettent d’apprendre et de progresser, il est certain qu’il n’ôtera pas tous nos maux même si nous le lui demandons avec foi. L’apôtre Paul par exemple supplié le Seigneur trois fois de lui retirer une « écharde dans la chair ». La réponse du Christ fut la suivante: «Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. »
Tous les nœuds ne seront pas défaits dans ce temps mortel, mais le Seigneur nous accompagne dans l’épreuve et allège nos fardeaux dans tous les cas si nous nous tournons vers lui.
"Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger." Matthieu 11:28-30
La repentance, est une guérison, non une affliction.
Si nous savons que nos nœuds physiques ne sont que pour le temps de cette vie, il en est autrement pour ceux causés par nos péchés, pour ces derniers la guérison doit intervenir au plus vite et dépend en partie de nous.
Une blessure non soignée empire jusqu’à devenir une gangrène mortelle.
Remontons à la réactions de nos premiers parents suite à la dégustation du fruit défendu et analysons leur réaction:
«La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent et ils surent qu’ils étaient nus ; ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des pagnes. Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui se promenait dans le jardin dans la brise du soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. L’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit : Où es-tu? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. » Genèse 3:6-10

Ils ne se sont pas cachés à cause de leur nudité, car ils s’étaient déjà fabriqué des vêtements. Il se sont caché par honte. C’est Satan qui nous incite à nous cacher du Seigneur. Il sait que ce faisant nous nous coupons de la source même de la guérison. Cette tentation de nous cacher, nous l'avons tous éprouvée.
Matthew L. Carpenter des soixante-dix, dans son discours intitulé "Veux-tu être guéri?" d'octobre 2018, nous met en garde:
« Le repentir n’est pas le plan de secours de Dieu au cas où nous échouerions. Le repentir est son plan, sachant que nous échouerons. » Quand nous péchons, nous avons la possibilité de choisir le bien ou le mal. Nous choisissons le bien quand nous nous repentons après avoir péché. Grâce à Jésus-Christ et à son sacrifice expiatoire, nous pouvons être rachetés et ramenés en présence de Dieu le Père si nous nous repentons...
Les gens qui choisissent de ne pas se repentir rejettent la guérison offerte par le Christ. Pour eux, c’est comme si aucune rédemption n’avait été faite. Lors d’entretiens avec des personnes cherchant à se repentir, j’ai été étonné de voir combien il est difficile aux pécheurs de prendre de bonnes décisions. Le Saint-Esprit les quitte et ils ont du mal à faire des choix qui les rapprocheraient de Dieu. Ils luttent des mois voire des années, honteux ou effrayés des conséquences de leurs péchés. Ils ont souvent l’impression qu’ils ne pourront jamais changer ou être pardonnés… Frères et sœurs, ce n’est jamais une bonne idée de différer votre repentir. L’adversaire utilise souvent la crainte pour nous empêcher d’agir immédiatement avec foi en Jésus-Christ. »
La guérison est un processus constant qui passe par le chemin des alliances
Le Seigneur nous a enseigné, notamment par son exemple du baptême que la guérison est un chemin jalonné d’alliances que nous faisons avec Dieu. C’est un processus continu et non un évènement ponctuel.
« Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. [...] En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » Jean 3 :3-5
Russell M. Nelson, dans son discours intitulé "Nous pouvons faire mieux et être meilleurs" d'avril 2019 nous exhorte comme suis:
« Rien n’est plus libérateur, plus ennoblissant ni plus indispensable à notre progression individuelle qu’un repentir régulier, quotidien. Le repentir n’est pas un événement, c’est un processus. C’est la clé du bonheur et de la paix de l’esprit. Associé à la foi, le repentir nous donne accès au pouvoir de l’expiation de Jésus-Christ.
Que vous soyez diligemment en train d’avancer sur le chemin des alliances, que vous ayez dérapé ou quitté ce chemin ou que vous ne puissiez même pas le voir de là où vous êtes actuellement, je vous supplie de vous repentir. Goûtez au pouvoir fortifiant du repentir quotidien, de faire un peu mieux et d’être un peu meilleur chaque jour.
Lorsque nous choisissons de nous repentir, nous choisissons de changer ! Nous permettons au Sauveur de nous transformer en la version optimale de nous-mêmes. Nous décidons de progresser spirituellement et de recevoir la joie, la joie de la rédemption en lui. Lorsque nous choisissons de nous repentir, nous choisissons de devenir davantage semblables à Jésus-Christ !
Il n’y a aucune douleur physique, aucune blessure spirituelle, aucune angoisse de l’âme, aucune peine, aucune infirmité ou faiblesse que vous ou moi rencontrons dans la condition mortelle que le Sauveur n’ait pas connue d’abord. Dans un moment de faiblesse, nous pouvons nous écrier : « Personne ne sait ce que c’est. Personne ne comprend. » Mais le Fils de Dieu sait et comprend parfaitement, car il a senti et porté nos fardeaux personnels. Et, grâce à son sacrifice infini et éternel, il a une empathie parfaite et il peut nous tendre le bras de sa miséricorde. Il peut aller vers nous, nous toucher, nous secourir, nous guérir et nous fortifier pour que nous soyons plus que ce que nous ne pourrions jamais être, et nous aider à faire ce que nous ne pourrions jamais faire en nous appuyant seulement sur notre propre pouvoir. Oui, son joug est doux et son fardeau est léger. »
Je nous invite, tout comme Zachée, à délaisser nos préoccupations terrestres et à monter dans le sycomore pour appeler Jésus de toutes nos forces. Crions vers lui pour qu’il entre dans nos vies et nous aide à défaire les nœuds qui nous entravent.
Je témoigne que l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers jours est l’Eglise véritable du Christ, rétablie en ces derniers jours pour nous apporter la guérison à travers le pouvoir de son Fils et l’autorité de la prêtrise d’accomplir les ordonnances salvatrices qui nous lient à lui dans des alliances sacrées et éternelles. Au nom de Jésus-Christ amen.





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